Rouler à 45 km/h sur le périphérique en pleine heure de pointe, c’est légal. Mais tout le monde ne sait pas vraiment qui a le droit d’enfourcher un scooter, ni avec quel permis. En France, conduire un scooter de 50 cm³ ne requiert pas le même permis que piloter un modèle de 125 cm³. Certaines personnes titulaires du permis B peuvent aussi prendre le guidon d’un scooter plus puissant après une simple formation complémentaire, tandis que d’autres doivent passer un examen spécifique, même pour un véhicule électrique.La réglementation distingue clairement les cylindrées, l’âge du conducteur et la nature du permis détenu. Les démarches administratives, les conditions d’accès et les obligations varient en fonction du type de scooter, générant parfois des confusions parmi les usagers.
Scooters en France : quelles catégories et quelles différences ?
Pas question d’improviser quand il s’agit de choisir un deux-roues. Le marché en France s’organise en plusieurs familles, chacune avec ses codes et ses limites. Les premiers sont les cyclomoteurs, c’est-à-dire tous les scooters jusqu’à 50 cm³ ou l’équivalent électrique, bridés à 45 km/h. Ce sont souvent les jeunes ou les débutants qui optent pour cette solution, accessible dès 14 ans grâce au permis AM, autrefois appelé BSR. Pour les trajets courts ou la ville, c’est un choix fréquent.
Juste au-dessus, on trouve les scooters 125 cm³. Ceux-là permettent de prendre de la vitesse, peuvent s’aventurer facilement sur des axes rapides et séduisent autant les travailleurs urbains que ceux qui veulent pouvoir s’échapper hors de la ville. Pour piloter ces modèles, il faut soit avoir 16 ans et décrocher le permis A1, soit déjà posséder un permis B et suivre une formation complémentaire de 7 heures.
Dernier palier : les scooters de plus de 125 cm³. Ici, l’expérience compte autant que la puissance. Ces véhicules relèvent du permis A2 ou A, à partir de 18 ans. On entre clairement dans la sphère moto, avec des modèles robustes qui exigent de solides connaissances techniques et plusieurs étapes de formation.
Pour mieux s’y retrouver, voici les principales catégories et le permis adapté à chacune :
- Cyclomoteur (≤ 50 cm³, 45 km/h) : permis AM à partir de 14 ans
- Scooter 125 cm³ : permis A1 dès 16 ans, ou permis B suivi d’une formation spécifique
- Scooters > 125 cm³ : permis A2 ou A, dès 18 ans
Le choix n’est donc pas anodin. Chaque catégorie sous-entend des exigences précises, des démarches à respecter et des limites posées pour la sécurité de tous.
Permis B, permis AM, A1, A2 : qui peut conduire quel scooter ?
Un permis spécifique pour chaque type de scooter
Le permis AM, hérité du BSR, donne accès aux cyclomoteurs et scooters limités à 50 cm³ dès 14 ans. La formation, d’une durée de 7 heures, combine théorie et pratique. À noter, une exception : les personnes nées avant le 1er janvier 1988 ne sont pas concernées par cet impératif pour les petits modèles.
Le permis B de la voiture permet, sous conditions, de conduire un scooter 125 cm³ ou certains trois-roues. Mais posséder le permis ne suffit pas : une formation de 7 heures reste obligatoire (sauf pour les personnes ayant conduit régulièrement un deux-roues avant 2011). Beaucoup d’automobilistes profitent de cette alternative pour contourner les embouteillages, sans avoir à passer le permis moto complet.
Le permis A1 cible les conducteurs de 16 ans et plus voulant piloter jusqu’à 125 cm³. Pour les motos ou scooters plus puissants, jusqu’à 35 kW, soit environ 47 chevaux,, il faut alors le permis A2 accessible dès 18 ans. Enfin, le permis A offre l’accès illimité aux modèles les plus puissants, à condition d’avoir validé deux années de pratique en A2 et une formation complémentaire.
Petit récapitulatif des différentes conditions selon le permis :
- Permis AM (BSR) : dès 14 ans pour les scooters 50 cm³ (45 km/h)
- Permis B + formation : accès aux 125 cm³ ; pour les trois-roues, il faut avoir 21 ans
- Permis A1 : accessible dès 16 ans pour 125 cm³
- Permis A2 : dès 18 ans, pour des scooters jusqu’à 35 kW
- Permis A : aucune limite de puissance, après 2 ans de A2 + formation
Chaque permis correspond à une tranche d’âge, une puissance et un usage défini. L’ensemble sert la sécurité, sur la route comme dans la gestion administrative.
Comment obtenir le permis adapté à votre scooter : démarches et conditions
Identifier le bon permis, constituer son dossier
Avant tout, il s’agit de choisir le bon permis en fonction du modèle envisagé : formation AM pour les 50 cm³, permis et formation adaptés pour les autres. L’inscription passe forcément par une auto-école agréée, qui réclame quelques documents de base : carte d’identité, justificatif de domicile, et pour les plus jeunes, l’ASSR 1 ou 2. La formation, d’une durée de sept heures, se compose de modules pratiques et théoriques, sans examen à la clé. Côté matériel, certains équipements sont incontournables : casque homologué, gants solides et parfois un gilet haute visibilité.
Pour ceux qui veulent monter en cylindrée (125 cm³), mêmes démarches que pour le permis B : il faut être titulaire du permis auto depuis deux ans minimum et suivre la formation accélérée de 7 heures chez un formateur agréé. On vous demandera aussi le permis, le certificat d’immatriculation du scooter, une attestation d’assurance et parfois un relevé d’informations. Cette étape s’assure que personne ne prenne la route sans avoir les bases nécessaires.
La formation se concentre sur la maîtrise de la conduite, le positionnement en circulation, la gestion des imprévus. Le dépôt du dossier administratif et le suivi des étapes se font généralement via les outils numériques des écoles ou les plateformes officielles, ce qui simplifie les démarches et limite les pertes de temps.
Peu importe la motorisation, thermique ou électrique,, chaque scooter exige un parcours réglementé, de l’inscription à l’équipement. La rigueur du cadre français vise un même objectif : faire de chaque conducteur un usager responsable.
Scooters électriques : ce que dit la réglementation aujourd’hui
Le scooter électrique s’est installé durablement dans le paysage urbain français. Si la technologie change, la règle reste identique : impossible de prendre la route sans permis, batterie ou moteur thermique, même combat. Les modèles équivalent 50 cm³ nécessitent toujours le permis AM à partir de 14 ans ; la formation y est strictement identique à celle des cyclomoteurs traditionnels. Pour piloter des modèles électriques plus puissants (équivalent 125 cm³), il faut détenir soit le permis A1, soit le permis B avec la formation correspondante. L’innovation ne dispense pas du respect des normes en vigueur.
Assurance et obligations spécifiques aux scooters électriques
Une évidence : l’assurance reste obligatoire, scooter électrique ou non. La responsabilité civile protège contre les dommages à autrui. Chaque conducteur doit afficher la vignette verte sur son véhicule et présenter l’attestation d’assurance lors d’un contrôle. Sur ce point, la réglementation est ferme : rouler non assuré, c’est s’exposer à des sanctions immédiates.
Les assureurs proposent plusieurs options qui couvrent large. Voici ce que l’on trouve généralement dans leurs offres :
- vol
- incendie
- sinistres liés aux catastrophes naturelles ou technologiques
- protection juridique renforcée
Le fichier national des véhicules assurés permet aux autorités de vérifier rapidement la situation d’un scooter, qu’il soit électrique ou non. Nombre de contrats comprennent aussi des options d’assistance et de défense, histoire de ne pas laisser le conducteur seul en cas de coup dur.
En définitive, même parés de silence et d’électronique, les scooters électriques sont soumis aux règles classiques : permis, assurance et équipements obligatoires. Au final, la liberté du deux-roues s’acquiert d’abord au prix des bonnes démarches.


